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De nombreuses écolières et écoliers révoltés par les injustices faites aux femmes

Publié le mercredi 14 mars 2007, par Animation Telecentre

Plusieurs centaines de jeunes ont assisté aux projections (du film « Fatou, La Malienne ») et débats qui ont eu lieu au Collège Saint-Louis de Bourdon et au Télécentre des Jeunes. Beaucoup de filles se sont exprimées en faveur de l’émancipation des femmes.

A l’occasion de la journée mondiale des femmes, le 8 mars 2007, de nombreuses activités se sont déroulées en Haïti pour rendre visibles les injustices faites aux femmes et les inégalités qui existent toujours entre hommes et femmes. Mais aussi, pour lutter contre ces inégalités, pour relever les résultats que les mouvements des femmes ont déjà atteints après plusieurs décennies de lutte, et finalement pour avancer vers une société toujours plus égale.


Le Télécentre des Jeunes, en collaboration avec le Service d’Éducation Caritative pour les Adolescents Haïtiens (SECAH), a projeté le film de Daniel Vigne « Fatou la Malienne ».

Fatou, c’est l’histoire d’une jeune française d’origine malienne. Elle vit à Paris dans le quartier de Barbès avec ses parents et son jeune frère qui, comme elle, connaît peu de la culture de leur pays d’origine.

Motivée, Fatou quitte ses études pour se consacrer exclusivement à sa passion : la mode. Mais l’entourage de sa famille n’apprécie guère l’indépendance de Fatou et conseille à ses parents de penser sérieusement à la caser... Fatou sera forcée de se marier avec un homme qu’elle n’aime pas. On la conseille même de la rendre enceinte le plus vite possible. Heureusement qu’une des amies de Fatou ne l’oublie pas et refuse de croire les mensonges de sa famille...

Le jeudi 8 mars, le film a été projeté au Télécentre des Jeunes pour un public fidèle à Delmas 38 et, le vendredi 9 mars, le Télécentre s’est déplacé au collège Saint-Louis de Bourdon, où environ 500 écolières ont assisté à la projection.







Après la projection du film, Evelyne Sylvain de Enfofanm a répondu aux questions du public.

Beaucoup de jeunes voulaient parler et réagir sur le film. Nombre de filles ont exprimé leur désaccord avec les mariages forcés et l’idée que l’amour soit basé sur l’argent. Elles ont souligné l’importance de leur indépendance au niveau de leurs choix professionnels et affectifs.

Les projections, suivies d’échanges-débats avec les jeunes à l’occasion du 8 mars 2007, viennent renforcer la nécessité d’autres partages avec d’autres jeunes dans d’autres quartiers et communes du pays sur des thèmes d’intérêt pour les jeunes filles et jeunes garçons d’Haïti.

Les participantes et participants aux projections-débats du 8 mars 2007 sont invités à réagir sur le film ou sur la journée mondiale de la femme en général, ici en bas de l’article, en Créole ou en Français. Le Télécentre est joignable au telecentre@medialternatif.org et le SECAH à secah_haiti@yahoo.fr

Messages

  • la femme d’aujourd’hui, vous etes le pilier de cette société. Réveillez-vous,Accepter la situation du passé c’est d’accepter de vivre dans le passé. nous sommes des intellectuelles, nous sommmes des travaillantes, nous sommes des meres de famille. Notre vie se repose uniquement sur nos épaules pas sur les hommes ou le choix de nos parents. ON leur dit merci, merci de leur protection, merci de leur encouragement et aujourd’hui nous sommes femmes, c’est a nous de continuer. Inutile de faire la guerre, tout simplement savoir comment prendre notre place. Unissons-nous comme on dit chez nous min ampil chay pa lou. IL faut bannir les comportements et les idées barbares. Qui a dit une femme monoparentale, ne peut travailler dans la société, qui a ce droit de prendre cette décision. celui qui accepte l’idée cause lui même la femme monoparentale. Il ne faut pas accepter ces illétres ces barbares. Luttons nous pour le droit de la femme, luttons pour nos filles , luttons pour nos générations a venir. Mettre nos parents a leur place, cela ne veut pas dire manquer de respect au contraire ce sont eux qui nous respectent pas. ILs nous envoient a l’école pour avoir nos dix doigts, ils ne veulent pas qu,on dépendre d’un homme. Alors, l’oiseau doit prendre son envol pour sa liberté et débute une vie autonome peu importe le choix qu’on doit prendre. Dites : la vie m’appartient, au plus profond de moi je suis femme et fière de l’être et je veux vivre ma vie comme je le veux.
    marilynedecime@yahoo.com pour en discuter.

    • Le samedi 24 mars 2007

      Le monde est gouverné par l’homme et la femme à sa droite.

      l’homme est dévenu réellement homme, juste apres qu’on lui a presenté la femme. Elle lui apportait la vigueur, la joie, l’intelligence, la science et enfin l’Amour.
      l’homme sans la femme est un être faible, triste, avide de sens,
      écervelé et haissable. Donc, dans un pays oû la femme est vue d’une mauvaise conception, celui-ci ira nulle part, il est condanné à gémir dans la pauvreté et ne connaitra jamais le soleil de la prospérité.

      Etre femme, veut dire la beauté, la richesse, le bonheur et l’espoir. Qui alors détruit une femme,jette dans le néant son avenir, le rêve, l’émotion et la passion d’une famile, et de tout un pays. la femme en dépit de ses faiblesses, est l’être dont ses sens fonctionent à coup sûre.

      Anisi donc, au profit de nous-mème, disons sans hyppocrisie : tous pour la femme, et la femme pour tous !!!

      (509) 7127442/653 0779

      jstarmyn@yahoo.fr

      Pétion-Ville,le 24 mars 2007.

    • Bonjour,
      je m’appelle Nathalie j’habite en france,je suis tombé par pure hasard sur ce site et ton article cependant je le trouve très intéréssant je pense que toutes les femmes d’haiti ou d’aileurs devrait aller dans ce sens.Les parents hatiens dans la grande majotrité rabaisse la femme vis à vis de l’homme tandis que nous somme capable de faire les même choses qu’eux donc je te souhaite bon courage dans ta démarche.a bienôt.