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Sculpture pour la paix

Au Champ de Mars / Port-au-Prince

Publié le vendredi 23 juin 2006, par Animation Telecentre

Qu’est-ce que tu penses de la présence d’armes dans le monde ? Veux-tu, toi aussi, acheter des armes pour te défendre, pour faire peur, pour tuer ? Il y a des artistes qui disent : « NON ! ».

Maintenant, des milliards d’armes sont en circulation dans le monde entier. Elles se trouvent entre les mains de soldats, de bandits ou simplement de tes voisins... ou peut-être de toi-même.

Beaucoup trop de gens ont une arme aujourd’hui. Et ceci est surtout une bonne nouvelle pour les grandes entreprises internationales qui font des profits énormes, grâce à la production et la vente de ces armes toujours plus efficaces pour tuer.

Mais qui peut payer la vie de quelqu’un qui reçoit une balle à la tête ? Qui peut payer une famille pour la perte d’une fille, d’un fils, d’un père ou d’une mère ? Ce ne sont jamais ces grandes entreprises qui payent pour toutes ces vies perdues. Au contraire, elles gagnent de l’argent sur le dos des morts.

A Port-au-Prince, un projet vient d’être lancé, pour toucher un public très large par des moyens artistiques, sur l’équation « armes = deuil ». Du 19 au 26 juin 2006, sur la cour du Musée du Panthéon National d’Haïti (MUPANAH, à proximité du Palais présidentiel), on peut remarquer des sculpteurs en action, qui veulent travailler pour un monde sans armes.

Le togolais Kossi Assou travaille en plein air aux cotés des sculpteurs récupérateurs du centre-ville de Port-au-Prince, André Eugène, Céleur Jean Hérard et Gyodo, dans le cadre du Forum d’art contemporain, à l’initiative d’AfricAmérica.

Chaque artiste est en train de créer une sculpture avec un matériel plutôt spécial. Ils intègrent dans leurs sculptures des armes qui sont récupérées par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) dans les quartiers qui subissent la violence des « gangs ». Ces armes sont rendues inutilisables dans le cadre du désarmement et servent maintenant comme matière première aux sculptures pour la paix.

Le sculpteur Haïtien Gyodo travaille ici avec du plastique et intitule sa sculpture « Haïti veut la paix ». A la fin, il va ajouter les armes dans sa création.

Son ami sculpteur André Eugène nomme simplement sa sculpture en fer « Sculpture pour la paix ».

Le togolais Kossi Assou, plasticien et designer renommé, est en train de créer une sculpture en trois modules en bois, qu’il désigne par « La Germination ». Pour lui, ce mot exprime un nouvel espoir. Il souligne : « Je suis contre toute forme de violence, alors contre les armes en général (...) ».

Lundi 26 juin, c’est la clôture des activités de cet atelier de sculpture en direct. Par la suite, les oeuvres réalisées suivront un itinéraire qui les amènera dans cinq villes du pays, dont Hinche (Est), Gonaives et Cap-Haïtien (Nord).

Messages

  • bravo pour cette initiative géniale. Le talent des sculpteurs haïtiens au service de la paix et de la reconstruction d’HAITI,voilà enfin un signe d’espoir. Merci.

  • OUAW C’EST TRES BEAU TOUTES CES SCULPTURES EDUCATIF PAR CE QU’IL FAUT DIRE NON A LA VIOLENCE.TROP DE GENS MEURT IL FAUT QU’IL Y AIT UNE AMELIORATION SURTOUT EN HAITI.LES ARMES NE SONT UTILES A RIEN,IL FAUT LES DEPOSER POUR ENFIN REFLECHIR EN S’UNISSANT....