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Trois vendredis de cinema au Télécentre des Jeunes !

Images, paroles et discussions.

Publié le jeudi 13 juillet 2006, par Animation Telecentre

Le Télécentre des Jeunes organise cet été pendant trois week-ends des projections. Nous montrerons des films/documentaires qui sont aptes à lancer un échange d’idées sur des thèmes divers en relation avec la réalité haïtienne.

Vendredi 28 juillet
Courage de Femme et Des marelles et des petites filles

Vendredi 4 août
L’agronome (Jean Dominique)

Vendredi 11 août
Le ballon et Wa n’wina

L’accès est gratuit et libre jusqu’à ce que la salle soit pleine. On commencera les projections vers 16h (4h dans l’après-midi) et on arrête au plus tard à 19h. Toutes les projections seront suivies d’une discussion. Consultez ce site pour les dernieres informations.

Vous pouvez nous trouver au Télécentre des Jeunes, Delmas 38 #8. Soyez les bienvenu(es) !

COURAGE DE FEMME : BENITA ET MERINA
Documentaire de Arnold Antonin
(Haïti, 2000, 17 min)

Il était une fois une tâche réservée strictement aux prisonniers condamnés aux travaux forcés. Cette pratique jugée dégradante a disparu depuis une trentaine d’années. Aujourd’hui c’est devenu un métier pour deux femmes, deux soeurs de 60 ans Bénita et Mérina.

Ce film raconte l’histoire de deux femmes, casseuses de pierre, et leur lutte au quotidien pour la survie et la dignité dans l’Haïti d’aujourd’hui.

DES MARELLES ET DES PETITES FILLES
Documentaire de Marquise Lepage.
(Canada, 1999, 52 min)

Sur tous les continents, des petites filles dessinent sur le sol des figures sur lesquelles elles sautent à cloche-pied en scandant comptines et chansons naïves : c’est le jeu de la marelle, qui va de la terre jusqu’au ciel. Partout, des petites filles parlent de l’école, de leur futur mari, des enfants qu’elles auront, du métier qu’elles exerceront, de l’avenir qu’elles voudraient meilleur pour elles et les leurs. Trop souvent, cependant, par ignorance, pauvreté, perversion, bêtise, méchanceté ou superstition, les adultes leur volent leur enfance : déni du droit à l’éducation, travail forcé, mutilations et abus sexuels, etc. De l’Inde, de la Thaïlande, du Yémen, du Pérou, du Burkina Faso et d’Haïti, des fillettes âgées entre 8 et 14 ans nous parlent de leur vie. Fragiles et fortes, toutes, elles sont belles.

L’AGRONOME
Documentaire de Jonathan Demme
(USA/Haïti, 2003, 1h25)

« L’agronome » dresse le portrait de Jean Léopold Dominique, pionnier du journalisme indépendant en Haïti et défenseur impartial des droits de l’Homme dans un pays pauvre, soumis à la dictature et l’exploitation par ses dirigeants. Plusieurs fois contraint à l’exil, Jean Léopold Dominique aura vécu un parcours aussi passionné et accidenté que l’histoire de son pays, jusqu’à trouver la mort en avril 2000, assassiné par des tueurs à gage.

LE BALLON
Court-métrage de Orlando Mesquita
(Mozambique/Afrique du Sud, 2001, 5 min)

Sur la place d’un village au Mozambique, des garçons jouent au foot avec enthousiasme. Soudain, un homme en colère surgit sur le terrain : il accuse les joueurs de lui avoir dérobé ses préservatifs et leur confisque le ballon. Les enfants doivent s’en procurer un nouveau. Ils mettent ensemble leur argent et vont acheter des préservatifs au magasin du coin. Ils les gonflent, les enveloppent de chiffons, de papier de journal et de ficelle et obtiennent ainsi avec beaucoup d’habileté un nouveau ballon. La partie peut continuer...

WA’N WINA
Documentaire de Dumisani Phakathi
(Afrique du Sud, 2001, 52 min)

Dumisani, 26 ans, l’un des jeunes et talentueux cinéastes de cette région du monde retourne dans son quartier d’origine, Phiri.

Dans ce township où 67 jeunes habitent la même rue, seuls trois d’entre eux ont un travail. Caméra à l’épaule, il enquête de manière très ouverte auprès de ses voisins et amis sur leurs comportements par rapport au sexe, aux relations, à l’amour, aux traditions et aux tabous. Des personnalités fortes telles que Phumla et Timothy expriment leurs émotions lorsqu’ils parlent des réalités de leur rue et des choix qu’ils ont été obligés de faire. C’est un voyage fait de hauts et de bas qui révèle le fossé entre la vie de tous les jours et les campagnes de prévention contre le sida. C’est la reconnaissance de la volonté des jeunes de survivre à l’ère du sida.