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Tyovi nago , un petit organe de presse culturelle dynamique.

Publié le samedi 15 novembre 2003, par Invité-e du Telecentre des Jeunes

Fondée le 18 Novembre 2001 à l’occasion du 198ème anniversaire de la grande bataille de l’indépendance à vertières, l’association dénommée « Tyovi nago presse » est un petit organe de presse culturelle. Elle est formée de jeunes d’étudiants en art dramatique (Franck Bolivar, Forteston Fénelon, Lutherson Jean Joseph…) tous étudiants au petit conservatoire de Daniel Marcelin.

Cette association se donne pour objectif premier de promouvoir la culture ici en Haïti et ailleurs. Elle a été mise sur pied dans le seul souci de prolifération des champs de la culture en Haïti tout en insufflant aux jeunes de leur âge le goût du beau artistique. L’idée de hisser au niveau sommital celle-ci n’est pas nouvelle. Déjà l’a exprimé Guy Junior Régis comédien et metteur en scène de la troupe NOUS.

Le rêve qu’ils caressent c’est de porter le théâtre partout. A l’université en particulier. Puis former des jeunes intéressés. « En Haïti cette activité n’est pas encouragée. D’aucuns pensent même que ce sont les fous qui s’adonnent à cette dernière » (ils n’ont peut être pas tort !), pense Junior Régis. « Etre acteur n’est pas une chose facile car il n’est pas donné à tout le monde de l’être. Entrer dans la peau d’un personnage ce n’est pas une mince affaire.

Il faut avoir un amour démesuré pour le théâtre pour le pratiquer. Etre fou ! Pour complaire à nos détracteurs. Sauf que le comédien lui, est maître de sa folie », opine Junior Régis de la troupe NOUS. « Voilà la raison qui fait assimiler souvent aux comédiens et artistes des gens fous » épris par cette même passion effrénée, ces jeunes comédiens talentueux veulent s’ériger en véritable défenseurs de la culture notre identité et s’élèvent contre le nihilisme culturelle en assumant leur part responsabilité.

« Kiltil se idantite n », scande à tors et travers Franck Bolivar l’initiateur de ce mouvement culturel. Voulant de force résorber l’acculturation, ces jeunes dévoués à la cause de la culture haïtienne sont prêts à tout en extériorisant leur valeur intrinsèque et tout autre atout intellectuel.

Outre les activités relatives a la culture, les jeunes de l’association de presse « tyovi nago press » regroupant quelque (15) membres actifs sont aussi intéressés à l’écriture de communication. « Le théâtre et l’écriture journalistique c’est ma passion, ma folie, ma vie », avoue Franck Bolivar dans un échange par Internet avec Garou Nayishta Lévy, comédienne et étudiante en histoire des arts au Canada.

Aussi, secondés parfois dans leur travail par des journalistes confirmés, entre autres Claude Bernard Serrant ( journaliste au quotidien L’Union ) Edgar de HPN ( Haïti Press Network) publient -ils des articles après avoir assuré la couverture de cérémonies culturelles dont ils sont toujours a l’affût.

« Tyovi nago press » groupuscule adhérant de jeunes comédiens haïtiens issus de différentes écoles d’art dramatique du pays ( ENARTS, petit conservatoire…) ayant un penchant immodéré pour la culture, sont tous, dans un même objectif commun d’accord en joignant leur force fondant dans un creuset leur savoir et leur savoir-faire en vue de la mise en valeur de notre riche patrimoine culturel.

Kiltin se idantite’n ! ! !

Jean Joseph luterson

Vice président de tyovi nago press

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